Vidange et entretien de séparateur d'hydrocarbures
Un séparateur d'hydrocarbures protège le réseau et le milieu naturel des huiles, carburants et boues issus des surfaces de circulation. Il ne remplit sa fonction que s'il est vidangé, nettoyé et contrôlé — et que si les justificatifs sont conservés.

Comment fonctionne l'ouvrage, et par où il lâche
Un séparateur complet comporte trois fonctions, parfois dans une seule cuve, parfois dans plusieurs :
- le débourbeur, en tête, où se déposent les sables, boues et gravillons apportés par les eaux de ruissellement ;
- le séparateur proprement dit, où les liquides légers remontent et s'accumulent en surface, souvent avec des cellules coalescentes qui aident les fines gouttelettes à fusionner ;
- l'obturateur automatique, un flotteur taré qui ferme la sortie lorsque la couche d'hydrocarbures atteint son épaisseur maximale, pour empêcher tout départ vers l'aval.
Trois défaillances reviennent en boucle. Le débourbeur plein, qui laisse les sables passer dans la partie séparation et l'encombrer. Les cellules coalescentes colmatées, qui font perdre au séparateur son rendement sans que rien ne se voie en surface. Et l'obturateur bloqué — gripé ouvert, il laisse partir les hydrocarbures ; gripé fermé, il met le parking en charge à la première pluie.
Ce que comprend notre intervention
Nous pompons séparément les boues du débourbeur et la couche d'hydrocarbures du séparateur, puis l'eau résiduelle. Les parois et les cellules coalescentes sont nettoyées au jet, le panier de dégrillage vidé, le flotteur obturateur contrôlé dans son mouvement et repositionné. Nous vérifions l'état visible des cloisons, l'étanchéité apparente et l'état des tampons, et nous signalons ce qui relève d'une réparation.
L'ouvrage est remis en eau claire avant remise en service : un séparateur sec ne sépare pas, et un obturateur qui n'est pas en eau ne joue pas son rôle. Les matières enlevées partent vers une installation autorisée à les recevoir ; vous recevez le compte rendu et le bordereau de suivi.
La partie que beaucoup d'exploitants oublient : le dossier
Sur un site classé ICPE — par exemple au titre de la rubrique 2930, entretien et réparation de véhicules — ce n'est pas seulement l'ouvrage qui est contrôlé, c'est la preuve de son entretien : justificatifs de vidange, bordereaux de suivi des déchets, résultats d'analyses de rejet lorsque l'arrêté applicable en impose. Un séparateur bien entretenu sans archive documentaire est traité, lors d'une inspection, comme un séparateur non entretenu. Nous fournissons donc systématiquement les pièces à classer.
Le cadre normatif et réglementaire
- Classes de performance des séparateurs de liquides légers : la classe I correspond à une concentration résiduelle en hydrocarbures inférieure ou égale à 5 mg/l en sortie, la classe II à une exigence moins sévère.NF EN 858-1 (principes, dimensions, marquage, exigences de performance)
- Le choix de la taille nominale, l'installation, le service et l'entretien des séparateurs de liquides légers, ainsi que la tenue d'un suivi d'exploitation, relèvent de la partie 2 de la norme.NF EN 858-2
- Les valeurs limites de rejet en hydrocarbures et les obligations de surveillance d'une installation classée sont fixées par l'arrêté de prescriptions générales de la rubrique concernée — par exemple la rubrique 2930 pour l'entretien et la réparation de véhicules.Nomenclature des installations classées (ICPE), rubrique 2930
- Le déversement d'eaux usées autres que domestiques au réseau public est soumis à autorisation du maire ou du président de l'EPCI, qui fixe les conditions de prétraitement et de surveillance.Article L1331-10 du Code de la santé publique
- Les hydrocarbures et boues extraits sont des déchets dangereux : leur enlèvement fait l'objet d'un bordereau de suivi dématérialisé garantissant la traçabilité jusqu'au traitement.Article R541-45 du Code de l'environnement
Questions fréquentes sur les séparateurs d'hydrocarbures
Quelle classe de séparateur faut-il ?
La norme NF EN 858-1 distingue la classe I, dont la concentration résiduelle en hydrocarbures en sortie est inférieure ou égale à 5 mg/l, et la classe II, moins exigeante. Le choix dépend de la sensibilité du milieu récepteur et des valeurs limites imposées par l'arrêté ICPE applicable à votre activité ou par votre autorisation de déversement (article L1331-10 du Code de la santé publique).
À quelle fréquence faut-il vidanger un séparateur ?
Il n'y a pas de fréquence unique valable pour tous les sites. La norme NF EN 858-2 prévoit un entretien régulier et un suivi documenté ; la périodicité opposable est celle que fixe l'arrêté de prescriptions générales de votre rubrique ICPE, votre arrêté préfectoral ou votre autorisation de déversement. Communiquez-nous ces documents : nous calons le planning dessus, pas sur une règle générique.
Écrémer les hydrocarbures suffit-il ?
Non. Retirer la couche flottante sans vider le débourbeur laisse les boues s'accumuler et migrer vers la partie séparation, ce qui dégrade le rendement de l'ouvrage. La vidange complète et le nettoyage des cellules coalescentes font partie de l'entretien prévu par la NF EN 858-2.
Que doit contenir mon dossier en cas d'inspection ?
Au minimum : les justificatifs de vidange et d'entretien, les bordereaux de suivi des déchets établis au titre de l'article R541-45 du Code de l'environnement, et le cas échéant les résultats d'analyses de rejet exigés par l'arrêté applicable à votre installation classée. Nous remettons les pièces qui relèvent de notre intervention après chaque passage.
Intervenez-vous en parking souterrain ?
Oui, sous réserve d'accès. La contrainte n'est pas l'ouvrage mais le véhicule : hauteur sous plafond, rampe, et distance entre le point de stationnement du camion et le regard, qui détermine la longueur de flexible nécessaire. Indiquez-nous ces éléments à la prise de contact.
Une canalisation bouchée ?
Appelez-nous, on s’en occupe.
Urgences 24h/24 et 7j/7 dans toute l’Île-de-France.
Pour votre logement, votre copropriété ou votre entreprise.
