Vidange et curage de bac à graisse pour cuisines professionnelles
Le bac à graisse retient les matières grasses avant qu'elles n'atteignent le réseau. Mal entretenu, il ne sépare plus rien : les graisses partent dans la canalisation, figent, et bouchent le collecteur. Nous vidangeons, nettoyons et remettons l'ouvrage en service, avec la traçabilité qui va avec.

À quoi sert vraiment un bac à graisse
Le principe est simple : les eaux de cuisine entrent dans une cuve dimensionnée pour ralentir leur vitesse. Les graisses, plus légères que l'eau, remontent et forment une croûte en surface ; les particules lourdes (féculents, débris) tombent au fond. L'eau intermédiaire, dégraissée, repart vers le réseau.
Ce fonctionnement suppose deux choses : un volume utile suffisant pour le débit réel de la cuisine, et un vide régulier. Quand la croûte et les boues occupent l'essentiel du volume, l'eau traverse sans avoir le temps de se séparer : le bac est encore là, mais il ne fait plus son travail. C'est le cas le plus fréquent des réseaux de restauration que nous débouchons en urgence.
Les signes qu'il faut intervenir
- odeur qui remonte par les siphons de sol de la laverie ou de la plonge ;
- évacuation lente en fin de service, alors que la matinée passait bien ;
- croûte visible et compacte à l'ouverture du couvercle ;
- eau qui stagne dans le regard aval du bac ;
- refoulements répétés dans la même zone de cuisine.
Ce que comprend notre intervention
Nous pompons l'intégralité du contenu : croûte de graisses, eau intermédiaire et boues de fond. Vider seulement la croûte, comme on le voit parfois, laisse la couche lourde en place et raccourcit fortement l'intervalle avant le prochain engorgement.
Les parois, les cloisons siphoïdes et le panier de dégrillage sont ensuite nettoyés au jet, ce qui permet aussi de contrôler visuellement l'état de l'ouvrage : cloison descellée, couvercle qui ne joint plus, corrosion, entrée ou sortie partiellement obstruée. Nous vérifions et si besoin curons la conduite de sortie, qui est l'endroit où se forme le bouchon quand le bac a débordé par le passé.
Le bac est remis en eau claire avant de repartir : un bac vide sec ne sépare rien et laisse passer les graisses du premier service. Vous recevez le compte rendu et le bordereau de suivi des déchets pour les matières enlevées.
Fixer la bonne fréquence
Il n'existe pas de fréquence unique fixée par la loi pour tous les établissements. La norme NF EN 1825-2 encadre le dimensionnement, l'installation et l'entretien des séparateurs à graisses, et impose le principe d'un entretien régulier et documenté ; le rythme réel dépend du volume utile de l'ouvrage, du nombre de couverts, du type de cuisine et de ce que fixe, le cas échéant, votre autorisation de déversement. Nous la déterminons avec vous après le premier passage, en fonction de l'état réel du bac à l'ouverture.
Les textes qui s'appliquent à votre bac à graisse
- Interdiction de rejeter au réseau public des effluents graisseux sans traitement préalable : c'est le fondement de l'obligation d'équiper une cuisine professionnelle d'un séparateur à graisses.Article 29-2 du Règlement sanitaire départemental type
- Le déversement d'eaux usées autres que domestiques au réseau public est soumis à autorisation du maire ou du président de l'EPCI ; c'est cette autorisation qui peut fixer des obligations d'entretien et de justification.Article L1331-10 du Code de la santé publique
- Le dimensionnement (choix de la taille nominale), l'installation, le service et l'entretien des installations de séparation de graisses sont définis par la norme européenne ; la fabrication relève de la partie 1.NF EN 1825-2 (entretien) et NF EN 1825-1 (fabrication)
- Les graisses enlevées sont des déchets : leur évacuation vers une installation autorisée est tracée, et le justificatif doit pouvoir être présenté en cas de contrôle.Article R541-45 du Code de l'environnement
Questions fréquentes sur le bac à graisse
Quel texte rend le bac à graisse obligatoire ?
L'article 29-2 du Règlement sanitaire départemental type interdit le déversement au réseau public d'effluents graisseux sans traitement préalable. S'y ajoute l'article L1331-10 du Code de la santé publique, qui soumet tout déversement d'eaux usées autres que domestiques à une autorisation du maire ou du président de l'EPCI : c'est elle qui peut imposer des prescriptions de prétraitement propres à votre établissement.
À quelle fréquence faut-il vidanger ?
Aucune fréquence unique n'est fixée nationalement pour tous les établissements. La norme NF EN 1825-2 impose un entretien régulier et documenté des installations de séparation de graisses ; le rythme dépend du volume utile de l'ouvrage, du nombre de couverts et des prescriptions de votre autorisation de déversement ou du règlement d'assainissement local. Nous le fixons avec vous après le premier passage.
Que risque un restaurant qui n'entretient pas son bac ?
Sur le plan technique, l'engorgement du collecteur et l'arrêt de la cuisine. Sur le plan administratif, un rejet non conforme au regard de l'article 29-2 du Règlement sanitaire départemental type et des conditions de l'autorisation de déversement délivrée au titre de l'article L1331-10 du Code de la santé publique. Le registre des vidanges et les bordereaux de suivi sont les pièces qui prouvent l'entretien.
Les bactéries ou produits d'entretien remplacent-ils la vidange ?
Non. Les traitements biologiques peuvent limiter les odeurs et l'accumulation de graisses, mais ils n'éliminent pas les boues de fond ni les débris solides, et ils ne dispensent pas de l'entretien documenté prévu par la norme NF EN 1825-2. Un bac traité aux bactéries mais jamais vidangé finit engorgé comme les autres.
Pouvez-vous intervenir sans arrêter le service ?
Oui, en général tôt le matin avant l'ouverture ou après le dernier service. Dites-nous où se trouve le bac (cuisine, cour, local technique, sous-sol) et à quelle distance le camion peut stationner : ce sont ces deux paramètres qui déterminent la faisabilité et la durée.
Bacs à graisse :
des situations concrètes.
Accumulation de matières grasses, ouverture de l’ouvrage et accès : ces photos montrent le contexte des interventions.

Dépôts dans un bac à graisse
Une ouverture du bac permet d’observer les matières accumulées.

Intervention sur un bac à graisse
L’accès à l’ouvrage est préparé pour permettre son entretien.

Accès au réseau intérieur
Le regard et le cheminement des flexibles sont repérés sur place.
Une canalisation bouchée ?
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